Suite à la procédure de licenciement à l’encontre de nos collègues, la CGT n’est pas restée « les deux pieds dans le même
sabot ».
N’étant pas majoritaires au CE nous avons du mandater un cabinet d’expertise comptable
indépendant, à nos propres frais pour savoir si les licenciements étaient motivés par de réelles
difficultés économiques.
Le résultat est éloquent :
* Sur les 3 derniers exercices, la rentabilité est forte et les actionnaires sont heureux !
Dividendes distribués : 1,269 million en 2006 et la même somme en 2007, soit 2,538 millions € sur 2 ans pour un bénéfice de 2,565 millions €.
En 2006 et 2007 c’est donc 98.79% du résultat net comptable qui a été reversé sous forme de dividendes aux actionnaires !
Jusqu'à quand va-t-on laisser quelques actionnaires siphonner notre entreprise et nous priver des fruits de notre travail.
Quasiment rien n’a été laissé dans la société pour entretenir l’outil de production ou améliorer les conditions de travail ou enfin revaloriser les salaires !
Nous ne connaissons pas le montant des dividendes versés aux actionnaires pour 2008 mais nous savons déjà que le résultat de l’année dernière (1.044 millions € ) aurait été supérieur à celui de 2007 si une importante « dotation exceptionnelle aux provisions » (1.4 million € soit un total de 2.444 millions €) n’avait été faite :
mais dans quel but ?
Pour le syndicat CGT des remorques ERDÉ, la prétendue baisse des commandes de cet hiver aurait pu, très largement, être amortie par les résultats passés.
C’est d’ailleurs l’avis de l’Inspection du Travail qui lors de sa décision administrative du 6 mars dernier indique que : « la situation économique et financière de la société
ERDÉ, n’est pas obérée, que le chiffre d’affaires, la capacité d’autofinancement et les résultats réalisés depuis 2006 ont même augmenté ».
Aujourd’hui, 4 de nos collègues licenciés ont décidé, avec la CGT, d’entamer une procédure prud’homale contre la société ERDÉ .
Nous sommes toujours opposés à ces licenciements et nous avions raison ! Maintenant nous avons du mal à assurer la production et on nous demande de faire des heures supplémentaires pour remplacer nos collègues !
Sans l’intervention des salariés de l’entreprise, la direction ne changera pas de cap et a déjà annoncé une "surprise" pour la rentrée…
linkCHENOVE, le 17/06/09